Si il est un spot de qualité ou aller poser les pneus pas loin de chez nous c’est bien la jonchère. On y était allé quelques semaines avant juste pour voir. Le temps n’était pas au rendez-vous et on était tous plus ou moins crevés. On se devait donc de retourner rouler là bas, de bonne heure et de bonne humeur.
C’est donc le 10 Mai 2008 nous sommes allé faire un petit coucou aux riders de la jonchère du côté de Limoges (87). Après 1h30 de route, la voiture chargée à bloc, nous arrivons enfin. Surprise le spot est plein de rider, beaucoup plus que la dernière fois. On s’installe tranquillement et entamons les sandwichs.

Il est ensuite temps d’aller chatouiller un peu (très peu) les freins. On saute sur nos vélos et c’est partit pour une première descente de mise en jambe. On choisit A-line, la piste la plus longue à la jonchère (rien à voir avec celle de Wistler). Sur cette piste, chacun peu y trouver son compte car il y a du pierrier, du single et de nombreux sauts. On repère aussi au passage les quelques gaps et doubles simpatiques qu’il faudra sauter à la prochaine descente.
C’est ma mère qui assure la remontée (eh oui on est pas en station ici). L’arrivée de la piste se situe tout de même à 5 ou 6 bornes du sommet, de quoi bien faire chauffer les mollets si on doit remonter.
On enchaine ensuite une deuxième descente, cette fois beaucoup plus au taquet. Les gaps sont pratiquement tous pris (certains sont plus ou moins infaisables sans tout mou). Les membres du singles Tracks Assos nous proposent une descente ensemble; on ne va pas refuser ! On par au taquet : jamais passé aussi vite ! Les arbres filent à toute vitesse ! On manque de peu certaines chutes et eux aussi apparemment puisque l’on entend des “ohla !” et un rider fait même amis-amis avec un arbre …. Descente mémorable.
On décide ensuite de se poser un peu en s’intéressant de plus prêt à la zone slopestyle de la jonchère. De très beaux modules on été montés. Gaps, Wall-rides, Bascule etc … Comme nous n’avons pas eu souvent l’occasion de rouler sur de tels modules on décide de s’intéresser à deux passerelles qui offrent deux de quoi bien progresser à savoir une petite de 1.50m et une plus grosse de 2.50m environ.


Je décide de me lancer en premier sur la petite pour voir. Étant donné que c’était pour moi la première fois que je monte sur une passerelle le vide s’est fait grand que prévu et dans un virage je suis tombé
. J’en vois d’ici rigoler derrière leurs écrans mais c’est pas si facile la première fois
.
Bon je me remet de cette belle chute et décide de me relancer afin de ne pas rester sur un échec. Je remonte dessus accélère une peu en essayant de ne pas regarder en bas, tire, mais c’est que ça passe tout seul! Ce fut ensuite au tour d’Olivier de se lancer puis au tour de Julien un peu plus hésitant.

Cette deuxième passerelle ne devrai pas poser plus de problèmes que la première. Je me lance le premier, un perfect peu être un chouillat en avant. Puis c’est Olivier qui s’y colle. Tous les riders de la jonchère sont assez impressionnés étant donné que Olivier roule avec son vélo de XC (on avait entendu en arrivé : “Oh ta vu celui là il vient avec son vélo de xc !”. Olivier voile d’ailleurs sa roue avant sur un saut (évidemment
). Julien ne la sent pas : tant pi pour lui mais quand on le sent pas il vaut mieux ne pas y aller.

Ce fut ensuite le tour de la séance vidéo (ci dessous) et photo. Il y avait un gap de 2 m sans vraiment de bonne réception que l’on hésitait à passer. Julien l’avait sauté à la première virée a la jonchère sans vraiment faire exprès mais c’était passé. Je me tâte puis me dis que c’est aujourd’hui ou jamais. Une première approche pour voir si je suis bien placé (stressant ce saut ou on ne voit la réception qu’une fois dessus :???:). Je remonte souffle un bon coup, trois coup de pédales, c’est plus le moment de reculer en plus il y a la caméra qui tourne ! Je tire légèrement, le vide, ouf dure la récep ! Julien se décide aussi a le repasser réception très dure aussi. Deuxième passage pour moi.
Il est 18h on se dit qu’on va se faire une dernière descente car la fatigue commence à arriver. Dernière remontée, au-revoir aux dernier membres des Single Tracks Assos présents sur le site échange de numéros de téléphone et c’est partit. Quelques erreurs : c’est pas très bon, heureusement que c’est la dernière. On arrive exténués à la voiture. Le temps de tout charger et on est partit.
Cette journée a je pense marqué tous les esprits car ça a été pour beaucoup l’occasion de faire une énorme progression, notemment au niveau de la hauteur des sauts que l’on avait pas tentés aussi gros avant.
De suite la vidéo :
La Galerie :